Debout devant le lavabo, habillée jusqu’à la taille, elle nettoie consciencieusement son « dolphin », il lui sera très utile à son retour du marché.
Elle passe ses bas en ajustant méticuleusement les jarretières silicone et s’assure qu’ils restent bien en place.
Elle se regarde, se cambre, passe la main sur ses fesses rebondies, se donne une petite claque sonore et s’envoie des baisers en riant.
Puis elle attrape le petit pochon de velours et en sort le cadeau de son amant, un bijou fétiche très spécial.
Elle effleure son sexe épilé, ouvre ses lèvres et se caresse. Oui, elle est déjà très humide, excitée par ces préparatifs.
Le bijou s’enfile comme un string, en insérant la partie charnue au creux du vagin et en plaquant la partie supérieure sur les petites lèvres et le clitoris. Les élastiques le maintiennent.
Elle passe ensuite sa jupe, vérifie son maquillage léger et sa coiffure et s’apprête à sortir, son beau panier au bras.

Elle marche en souriant aux nuages, la lumière semble former des arc-en-ciel dans les épais cotons. Le vent frais soulève légèrement le fin tissu de sa jupe, qui ondule et caresse sa peau, faisant frissonner le haut de ses fesses. Une douce chaleur monte depuis le bas de son dos le long de sa colonne vertébrale, envahissant le haut de son corps. Elle sent le soleil sur ses joues, attentive à toutes ses sensations, consciente d’être protégée de l’embarras par le seul rempart d’un tissu volage.

Ses petits pas rapides font doucement bouger le bijou en elle, délivrant des ondes de plaisir. Elle exulte. Retient des petits cris de joie, a envie d’embrasser les passants, de dire qu’elle aime jouir, vivre, aimer, de chanter, comme ça, pour rien. Elle se sent enserrée dans un fin et invisible réseau de désir et de plaisir, tissé de loin par son amant et rendu tangible et réel par ce bijou au creux d’elle.

Elle presse l’allure, les étals vont bientôt être vides. Tente d’atténuer la lumière de son visage en demandant au maraîcher « Une botte de carottes, deux livres de courgettes, une livre de bananes et un petit pot de crème. » Les jambes flageolent, elle sent son courage l’abandonner…, mais décide de ne pas rentrer tout de suite et comme d’habitude, s’installe pour un grand café en lisant la presse. Les trois couples tapageurs installés sur les banquettes en face d’elle s’interrompent pour l’observer. Elle serre les cuisses avec application en s’asseyant sur son siège bas et sent le bijou s’enfoncer plus profondément en elle. Il ne se laisse jamais oublier.

Elle sirote son café, feuillette les nouvelles et espionne la conversation des voisins ; un dimanche comme un autre, semble-t’il.

Puis elle n’y tient plus, rentre à vive allure, jette son manteau et son panier à toute volée dans l’entrée, se déchausse et nettoie ses mains. Elle s’effondre sur le lit cuisses ouvertes, jupe remontée, les bras au-dessus de sa tête, yeux fermés.

Son imagination galope.

Il lui semble sentir son amant près d’elle. Elle se cambre, il l’embrasse, caresse ses seins, murmure à son oreille « j’adore te sentir mouillée » en glissant deux doigts en elle, « fais-toi plaisir ».

Dans un état second, elle retire le bijou et attrape son vibromasseur dolphin. Elle mouille tellement fort. Elle promène l’engin le long de son sexe et s’arrête sur le clitoris. Ses hanches bougent pour accentuer son plaisir. Elle pense aux mots qu’elle lui enverra pour l’exciter et le ravir, lui faire connaître son plaisir, lui faire savoir qu’elle se languit.

Elle ouvre davantage son sexe pour mieux dégager le clitoris. Elle s’accroche aux images qui la hantent et la conduisent au plaisir. Attachée, à sa merci. Audacieuse. Suppliante.

Comme toujours le dernier palier vers la jouissance est le plus escarpé. Elle s’interrompt pour reprendre son souffle. Change de main. Oui, il tient l’instrument du plaisir. Elle se laisse aller, les images affluent.

Elle s’entent gémir, ses propres cris de jouissance la ramènent au réel.

Surprise par la force de son orgasme, elle se relâche peu à peu et enfin, se blottit sous les couvertures et s’endort comme une bienheureuse pour quelques heures.

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