Prologue

Oh mon dieu. Les yeux rivés sur l’écran, elle dévore des yeux la matérialisation de son image mentale, le bijoux très spécial qu’elle avait imaginé il y a des années et qui hante depuis ses scenarii érotiques. Elle l’a fait ! Une femme l’a réalisé. C’est exactement cela, oui et même mieux que cela. La différence est parfois insupportable entre l’imagination et sa traduction dans le réel, mais là… Elle sent la marque d’une véritable amoureuse, qui ne laisse rien au hasard. Le bijoux s’applique sur la vulve, c’est un petit cadre de métal ouvragé, retenu par deux cordons comme un string, au centre duquel viennent s’épanouir le clitoris et les petites lèvres, maintenus ainsi dégagés et prisonniers. Une prière sans équivoque à l’amant, à l’amante, qui dévoile le plus intime, le plus caché, le plus secret.

Hypnotisée, elle place l’article dans le panier, cherche fébrilement sa carte bleue et clique sur « valider » en fermant les yeux.

Le petit colis joli est comme un appel dans le salon. Elle l’ouvre enfin après quelques jours, baignée et parfumée pour l’occasion.

Elle sort le bijou de son pochon de velours, réchauffe le métal entre ses paumes et l’ajuste lentement sur son sexe, les cordons sur ses hanches et ses fesses, face au miroir. Instinctivement, ses mains se placent devant son sexe pour le dissimuler. Surprise par sa réaction, elle se regarde et ouvre grands les bras en se dressant sur la pointe des pieds. Son index mouillé vient effleurer son clitoris oh ! ultra-sensible. Elle ferme les yeux et immobile, imagine la langue et les lèvres de son amant.

*****

Un peu nerveuse, un peu fébrile, elle suit les contours lisses de sa vulve et place le bijou. Comment va-t’il réagir ? Elle a choisit une jupe assez longue, un soutien-gorge en dentelle crème et un chemisier en soie pour aller le retrouver. « Son colocataire ne sera pas là, se répète-t’elle, ses escarpins favoris aux pieds, en descendant l’escalier. » Le vent, à la sortie de l’immeuble, lui fait presque rebrousser chemin. Elle serre sa jupe autour d’elle, s’assurant que le lourd tissu ne remonte pas. Du nerf ! s’exhorte-t’elle.

Elle sort de l’ascenseur. Tend la main vers la sonnette, se ravise, recule. Trop tard ! Il ouvre la porte : « J’ai entendu l’ascenseur lui dit-il, triomphant, viens ! entre ! » Il la serre dans ses bras, l’embrasse. Mmmmhh… tu vas bien ? Tu sens bon… Le visage dans son cou, il la débarrasse de son sac et l’entraîne dans le salon. « J’ai très envie de toi. Adrien est sorti. » chuchote-t’il. Ses mains glissent sur ses jambes, il la couvre de baisers. Il découvre avec ravissement ses fesses nues sous la jupe et la serre plus fort contre lui. Elle a envie de s’enfuir, elle craint et désire sa réaction. Il s’agenouille devant elle pour faire glisser le fermoir de sa jupe et la descendre le long de ses cuisses et pousse un cri de surprise en découvrant le bijou. Elle le cache immédiatement derrière ses mains. « C’est trop, c’est trop, n’est-ce pas, je n’aurais pas dû ! » Il lève les yeux vers elle, les joues rouges, les yeux durcis par le désir. « Tu es incroyable. Laisse-moi voir. Il pose son visage sur ses mains et entoure ses jambes de ses bras. Allons, laisse-moi voir ». Elle finit par écarter ses mains et il embrasse aussitôt sa vulve, puis se recule pour bien regarder. « Petite coquine, lui dit-il avec un sourire étincelant, je le savais! » Elle voudrait pleurer ou le gifler, mais il bloque ses mains derrière son dos et commence à la lécher. A son tour de crier ! Sa respiration se bloque, elle se sent perdre pied, les émotions s’entrechoquent. Il lui semble flotter dans l’irréel sans pouvoir faire le tri dans les sensations qui la traversent, submergée, elle ne sent plus rien, ne réagit plus.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? Il se relève. Dis-moi. »

« Je ne sais pas, elle bafouille, c’est si réel et irréel à la fois, je n’arrive pas à me laisser aller. » Il sourit et finit de la déshabiller, caresse ses cheveux, embrasse ses seins. « Pourquoi veux-tu être dans la réalité ? hum? Quel intérêt? Ce n’est pas cela que tu cherches en venant ici, avec cette invitation à te faire jouir, souffle-t’il en posant un doigt léger sur son clitoris offert. Je sais ce que tu veux. »

Il déboucle et enlève sa ceinture. « Non! pas ça crie-t’elle en reculant. Ses yeux pétillent, il attrape ses poignets et la pousse doucement dans le couloir. Ne t’inquiète pas … Il regarde vers le plafond et elle voit alors la barre de traction. « Ça va te plaire, j’en suis sûr … » « Tu es plein de ressources, décidément ».

Les mains liées, suspendue à la barre par la ceinture et en équilibre sur la pointe des pieds, elle se demande un instant ce qu’elle fabrique… Puis Camille s’agenouille à nouveau et lèche, aspire, agace… Cette fois le plaisir l’envahit brutalement, impérieusement. Elle gémit sans retenue, Ooh oui, oh oui ! C’est si bon ! Tout son plaisir semble s’être rassemblé là, dans ces quelques centimètres carrés magiques. Elle a terriblement conscience d’être à sa merci, tout en se concentrant uniquement sur ses sensations internes. Il pétrit ses fesses, les écarte, lui donne de petites claques. Elle soulève une jambe et la pose sur son épaule. Il pousse un grognement de satisfaction en insérant un doigt dans son anus. Elle gémit plus fort et ressent intensément le besoin de le toucher, de sentir sa queue en elle, d’être pénétrée, envahie. « Prends-moi maintenant! crie-t’elle, j’ai envie, j’ai envie! » Il s’interrompt un instant : « d’abord tu vas jouir ma belle ». L’injonction l’exaspère mas le plaisir monte et monte encore, jusqu’au fond de son ventre, elle contracte son vagin, ses fesses … pourvu qu’il ne s’arrête pas maintenant, songe-t’elle en franchissant l’ultime palier. Des sons inarticulés s’échappent de sa gorge, son cœur cogne, son sexe palpite. Elle ne tient plus debout, tandis qu’elle sent ses mains sur ses seins, son cou, ses bras. Il la détache et la reçoit contre lui. « Je vais te prendre maintenant. – oui. Te pénétrer, te sodomiser -oui, oui. Viens, allons dans ta chambre. »

Ses mains engourdies luttent contre les boutons de sa chemise. Elle s’impatiente. « Je te veux nu s’exclame-t’elle ! » Il rit et enlève sa chemise par le haut, puis son jean et son boxer, d’un même mouvement. Voilà, Madame, satisfaite ? – Pas encore. »

A genoux sur le lit, elle l’attire vers elle pour le sucer, tandis qu’il plonge ses mains dans ses cheveux. « Mmmhh, toi au moins tu sais ce que tu fais. – Tu crois ça ? réplique-t’elle avec malice. – Ok, tourne-toi, je sens que tu as envie d’autre chose.  »

Elle ôte prestement le bijou et se positionne à quatre pattes, bien cambrée pour qu’il la prenne. Mmmhh qu’est-ce que tu es mouillée … il retire ses doigts pour la pénétrer lentement et profondément. Elle gémit. C’est si bon. Il attrape son épaule, sa hanche. Elle sent toute son excitation, contenue tout à l’heure, se donner libre cours à présent. « Tu es bonne ! » Mmmh il la prend bien. Elle ferme les yeux et se laisse tomber sur les épaules, appuyée sur les mains. Elle rouvre les yeux sur la porte grande ouverte derrière eux. A présent il la prend vigoureusement et elle sent avec délices son sexe grossir encore en elle.

Mais elle tressaille soudain en en voyant Adrien apparaître dans l’encadrement de la porte. Leurs regards se croisent. Il lui sourit et s’appuie nonchalamment sur le chambranle, bras croisés. Elle reste muette, alors que Camille enfonce son pouce dans son anus. « Ça te plaît ? »

Puisqu’il a décidé de profiter du spectacle …

« Oh oui Camille, répond-elle, les yeux plantés dans ceux d’Adrien posté silencieusement à trois pas derrière lui. Oui ça me plaît, j’adore comment tu me baise, j’adore ça. » L’excitation est de plus en plus forte, son regard s’arrime à celui d’Adrien, elle ne sait plus comment exprimer son plaisir autrement qu’en disant oui, oui ….

De sa main libre, Camille parcourt son dos, ses fesses, tire sur les longues mèches brunes. « Mmmmhh et avec tes cheveux, oui … J’ai très envie de te sodomiser, tu veux bien ? Caresse-toi en même temps. »

Il pose son gland contre son anus et la pénètre très lentement. Elle sent une chaleur intense l’envahir, la sueur perle à son front, sur son dos.Elle soupire et gémit, en oublie Adrien, pour appréhender la sensation, la faire sienne.

« C’est vraiment bon, tu sais, lui dit-il d’un ton presque suppliant. Caresse-toi, vas-y. » Ses doigts bougent sur son clitoris, elle se pénètre. Elle jouit de le percevoir au bord de l’explosion, d’entendre sa respiration saccadée, de sentir ses mains crispées sur ses hanches… Puis il ne se retient plus et effectue quelques va-et-vient rapides qui l’amènent à la jouissance, à petits cris brefs.

Elle rouvre les yeux. Adrien a disparu.

Il retire le préservatif, s’étire et s’allonge. « Viens-là, contre moi » et la presse dans ses bras. Elle ronronne contre son cœur battant.

« Ohé, il y a quelqu’un ? Je rentre plus tôt que prévu ! »

Camille, les yeux écarquillés, se redresse et saute d’un bond à la porte : »Euh, oui, Adrien, on est dans ma chambre ! Ouf c’était moins une ! pouffe-t’il en fermant la porte. -Oui, en effet, on peut dire ça, répond-elle en riant de bon cœur avec lui. »

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