18h. Delphine presse le pas pour avoir le temps de se préparer avant son arrivée et dédaignant l’ascenseur, elle monte l’escalier quatre à quatre.

Ouf tout va bien. L’appartement est calme et ordonné grâce à Madame Barbier, qu’elle bénit intérieurement. Elle disperse ses affaires dans la chambre en se contorsionnant pour s’extirper de ses vêtements et file sous la douche avant d’enfiler une tenue plus confortable.

« Delphine ? » Debout dans la cuisine, affairée à la préparation d’un thé, Delphine ne peut s’empêcher de tressaillir. Cela fait quelque temps qu’ils se retrouvent ainsi le soir, mais sa nervosité et son excitation lui semblent neufs chaque fois.

Il se tient sur le pas de la porte à présent et elle manque de renverser la moitié de l’eau à côté en le voyant « Rejoins-moi dans le salon d’ici quelques minutes » lui dit-il.

Elle tourne un peu en rond, allume la radio et prépare les tasses et la boite à bijou sur un plateau en serrant convulsivement ses cuisses l’une contre l’autre. Elle sent son cœur accélérer. Inutile d’essayer de jouer les indifférentes, elle est trop mauvaise pour tenir la mascarade bien longtemps. Mais par contre, se contenir, oui, rester maîtresse d’elle-même, au moins quelques minutes… Elle caresse ses seins à travers le tissu de son corsage et elle sent les pointes dures sous les paumes. Déjà. Cela va lui plaire… Elle sourit et ferme les yeux. C’est agréable, elle se détend, s’appuie contre le placard pour être plus à l’aise et continue son massage en faisant rouler les pointes entre l’index et le pouce. Il lui semble que de petites impulsions électriques irradient dans sa poitrine et fusent jusqu’à son ventre et puis jusqu’à son clitoris. La sensation est très douce et excitante et Delphine s’oublie dans ce plaisir. Elle sursaute en entendant une porte s’ouvrir plus loin dans l’appartement et reprend ses esprits. Elle vérifie que tout est en place sur le plateau et se prépare à entrer au salon. De grands frissons la traversent à l’idée de le voir enfin et elle sent ses muscles internes se contracter à l’idée du plaisir à venir. Deux grandes inspirations plus tard, la voici lancée, appliquée à ne rien renverser et elle entre dans la pièce.

Il est assis dans le fauteuil bleu, son visage s’illumine en la voyant. Il lui semble que son cœur va éclater et elle se dépêche de poser son chargement sur la table.

« Viens, approche, lui dit-il, comment vas-tu ? Tu as passé une bonne journée ?

La gorge serrée, elle opine du chef.

– C’est vrai ? Approche encore. Reste là devant moi. Son sourire s’efface peu à peu et elle voit son regard se durcir. Elle sait ce que cela signifie. Le désir s’empare de lui et bientôt elle le sait, oui elle en brûle, bientôt son amant s’emparera d’elle.

– Jolie tenue, j’aime beaucoup. Soulève ta jupe.

Elle s’exécute.

– Baisse ta culotte.

Elle fait descendre le tissu jusqu’à mi-cuisse et coince l’ourlet de sa jupe dans la ceinture.

– Viens plus près.

Sa jambe nue effleure son genou

– Donc une bonne journée ? J’en suis très heureux pour toi. Je vais voir cela, montre-moi. Ouvre ton sexe, écarte tes lèvres.

Elle plie et ouvre légèrement les jambes et lui offre la vision de sa vulve rose.

Il avance sa main vers elle avec une lenteur calculée et passe très doucement son index le long de ses lèvres, jusqu’à son clitoris qui se dresse aussitôt. Elle réprime un gémissement.

– En effet, tu sembles aller bien, toute mouillée … Il plonge son doigt en elle puis continue à la caresser très doucement, sans cesser de l’interroger.

– Dis-moi, t’es tu fait jouir aujourd’hui ?

– Ce matin au réveil, mais rapidement j’ai failli être en retard !

– Très bien. C’est tout ?

– Euh. Et à la pause de midi aussi.

– Coquine ! Tu n’as pas choisi Alexandre pour te détendre ?

– Oh non pas lui ! Non alors. Elle est en colère et recule, échappant à ses caresses.

– Oh voyons, mais que fais-tu ? Reviens tout de suite. Ne t’énerve pas. Allez, laisse-toi faire. Dommage, il a très envie de toi, cela se voit. Tu lui aurais fait très plaisir.

Il rit devant son air renfrogné et reprend ses caresses. Elle soupire de plaisir.

– Et Zacharie ?

– pfff

– Mais encore

– Il ne veut pas !

– Ah bon ?

– Je lui ai demandé et il a dit non !

– Oh quel méchant. As-tu du chagrin ?

– Non, mais, oui… enfin je croyais, je me suis trompée, je ne comprends rien aux garçons !

– Je vais te consoler. Tu vas te consoler. C’est un gros chagrin ou un petit chagrin ? Agenouille-toi.

Elle se coule entre ses jambes, à genoux, libère son sexe et sent avec délices sa queue durcir sous ses doigts.

– Tu vois ? Je bande toujours pour toi. Suce-moi maintenant. Comme je t’ai appris. Console-toi.

Elle suce et caresse sa queue avec délices, profitant sa sa chaleur, de la douceur de sa peau tendue, de son gland mouillé. Ses mots et ses soupirs l’encouragent et de temps en temps elle le regarde bien droit dans les yeux.

Il la relève après quelques minutes : « tourne-toi, baisse toi »

Elle s’incline, le cul offert et s’appuie sur la table basse, son sexe au niveau de son visage. Il embrasse et lèche sa vulve gonflée, glisse un pouce dans son anus et s’occupe d’elle. Il tend le bras vers la boite à bijou, en extraie le rosebud, le mouille, puis l’insère doucement.

« Assis-toi sur ma queue, maintenant, ma jolie chatte. Dos à lui, en appui sur ses genoux, elle fait glisser son sexe dans son vagin avec des petits cris de plaisir. Elle est toute serrée… « C’est magnifique, lui dit-il, danse sur moi, moi, profite de ma queue » Il bouge ses hanches pour qu’elle puisse se pénétrer profondément, comme elle aime. Il la laisse faire. « Oui ma beauté utilise-moi, tu es faite pour moi… » Ses fesses claquent sur ses cuisses, elle se donne à fond. Puis il bascule en avant et la fait descendre, pour la prendre en levrette et jouir d’elle.

Lovés dans le sofa, il caresse ses seins et ses joues. « Tu vas aller travailler maintenant, ta thèse doit avancer. Va à ton bureau et surtout équipes-toi d’un jouet pour te détendre pendant l’étude. Je veux que tu jouisses et que tu restes concentrée sur ton objectif de travail. Va. »

Elle se sert une tasse de thé et disparaît. Assise sur sa chaise, elle choisit un œuf vibrant quelle place sur son clitoris, allume son ordinateur et se met au travail.

Environ deux heures plus tard, il frappe et entre. « Comment avance ton travail ? Veux-tu dîner ? As-tu joui ? Elle sourit, fait la moue « Ce n’est jamais assez … » « Le travail ou les orgasmes ? » « Les deux ! » répond-elle malicieusement. Il passe derrière elle, caresse ses seins au travers du chemisier, en pince les pointes. Puis lui enlève ce vêtement et caresse sa peau, manipule ses seins. Elle se cambre en arrière, appréciant le moment, les caresses.

« Lève-toi murmure-t’il dans son cou. Penche toi sur le bureau. Il relève sa jupe, saisit ses poignets et brusquement, lie ses mains dans son dos. « Ecarte les jambes. Dresse-toi sur la pointe des pieds, cambre-toi. Allez! » Il s’agenouille et attache ses chevilles aux pieds du bureau.

Il la caresse doucement. Ses mains parcourent son dos, sa nuque, ses fesses, ses cuisses. Sa peau est douce. Chacun de ses mouvements laissent derrière eux des trainées de plaisir, comme des étoiles filantes paresseuses. Elle s’abandonne à ce plaisir, à la jouissance de ses mains sur elle.

 » Tu m’as désobéi, Delphine.

– Comment cela ? Elle sursaute. Mais en quoi ?

– Je dois te punir.

– Oh non ! Mais explique moi ! »

Elle tente de se redresser, de capter son regard, mais il reste derrière elle.

« Mais de quoi parles-tu ? Elle s’affole un peu.

– Oh, tu peux gigoter, ma belle chatte, tu es parfaitement attachée. Cela ne change rien. Et c’est très excitant. »

Il abat sa ceinture sur ses fesses offertes.

La douleur est cuisante, d’autant plus qu’elle est inattendue.

« Mais qu’ai-je fait !

– Que n’as tu pas fait plutôt, ma chère.

Il la frappe une deuxième fois.

– Non arrête !

– Où est ton Rosebud ? Tu l’as enlevé. Où est-il ?

Elle ne répond rien.

– Allez réponds-moi.

– Dans le tiroir du bureau, dans sa boite.

Il l’ouvre, mouille le bijou à sa vulve trempée, puis l’insère.

– Je préfère… »

Il reprend ses caresses puis il gifle ses fesses et alterne douceur et brutalité, en caressant son clitoris et les lèvres de son sexe.

Elle soupire et gémit en continu, il lui semble avoir basculé dans un autre monde, sa tête tourne, elle ne peut plus ouvrir les yeux, ses jambes, son dos ne répondent plus.

Elle distingue le bruit d’une capote qu’on ouvre et crie lorsqu’il la pénètre. « C’est si bon c’est si bon », gémit-elle sans arrêt, comme si c’étaient les seuls mots restant. Des éclairs et des lumières passent sous ses paupières closes.

Elle distingue à peine ce qu’il lui dit.

« Platon disait qu’il ne fallait pas caresser sa femme trop lascivement, sans quoi elle sortait de ses gonds. Et lorsque je te vois ainsi, très chère, trempée, frémissante, hors de toi, je me dis que les Anciens étaient décidemment des sages … »

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